#LiaEnScandinavie, avant d’embarquer : Le Ray’s Day 2015

A l’aube pluvieuse de mon départ pour la Suède, il est l’heure de dépoussiérer un peu le blog pour un nouvel article.

 (Je ne poste résolument pas assez. J’aimerais promettre que je corrigerai ça, mais je n’y crois pas trop moi-même. Il faut croire que c’est un rythme qui me convient !)

 

 Tout d’abord, le Ray’s Day, qu’est-ce que c’est ?

J’opte pour la solution de facilité (ne m’en voulez pas, je décolle bientôt) en vous renvoyant vers la page du Ray’s Day pour en savoir plus ! ‎‎

‎Maintenant, pourquoi faire le Ray’s Day ?

Plein de raisons, pour moi. Déjà, ceux qui me connaissent d’un peu près savent que Ray Bradbury, j’aime d’amour sa philosophie d’écriture et ses oeuvres. Lui rendre hommage, c’est un must. (Pas pour rien non plus que j’ai sauté à pieds joints dans le Projet Bradbury, dont la page n’est toujours pas à jour d’ailleurs)

Et puis, le Ray’s Day, c’est aussi un événement culturel chouette qui colle bien à ma vision des choses : passion de la lecture, partage littéraire, célébration des mots…‎

Alors cette année, c’est décidé, je participe.
Problème logistique : le jour du Ray’s Day, je serai perdue en Suède, probablement à Stockholm sauf changement de plan, sans ordinateur et potentiellement sans accès Internet. Ça rendait une participation numérique assez complexe ; j’aurais pu programmer quelque chose à l’avance, mais au niveau timing, c’était délicat. (Et je n’étais pas à l’aise avec ça.)

J’ai donc cherché quelque chose de plus proche de mon mode de fonctionnement.

J’ai envisagé un premier temps d’envoyer un exemplaire de Fahrenheit 451 à toute personne qui ne l’a pas lu et manifesterait l’envie de le lire ce jour-là mais 1. logistiquement c’était encore plus compliqué qu’une nouvelle numérique et 2. de toute façon, c’est quelque chose que je fais déjà tout le reste de l’année, même si de manière moins étendue. Pas assez original ni en accord avec ma vision de l’événement : j’aurais partagé la prose de Bradbury, dont les textes ont été certes fondateurs pour moi, mais je n’aurais pas participé vraiment en tant qu’auteur.

Finalement, l’idée a frappé pendant que je faisais la liste mentale de tous ceux à qui je souhaitais envoyer une carte postale.

La carte postale, c’est le support idéal : elle restreint quand même son texte à un tout petit nombre de caractères, me forçant à tenter un exercice de style auquel je ne m’adonne pas assez souvent.

(J’avoue que la « semaine du drabble » de Rain qui lui a permis de pondre 11 textes en moins de 10 jours m’a un peu inspirée.)

Et puis une carte postale c’est chaleureux. C’est personnalisé. Je peux m’impliquer dedans, et c’est important pour moi. Ça fait partie du partage, après tout. Enfin, dans tous les cas, c’est ma philosophie.

 

Voilà donc ma proposition : tous ceux (on m’a posé la question donc je confirme : oui, tous sans limite de nombre) qui m’envoient leur adresse postale soit par DM sur Twitter, soit par MP sur Facebook, soit par e-mail à lia[point]mornelda[at]gmail[point]com recevront une carte postale sur laquelle j’aurai écrit une micro-nouvelle.

(Si vous me contactez par e-mail, précisez votre pseudo sur Facebook ou Twitter !)

 

Pour ceux frileux à l’idée de donner leur adresse postale (ce qui serait entendable), je propose de me donner une adresse e-mail et je tenterai des cartes postales numériques qui arriveront cependant en retard, étant donné que je ne suis pas sûre d’avoir du réseau le jour même.

Afin d’être certaine de pouvoir avoir le temps de récupérer toutes vos adresses, je vous laisse donc jusqu’au 17 août à 20h (dernier moment où je suis à peu près sûre de pouvoir trouver un wifi) pour m’envoyer vos adresses et recevoir une micro-nouvelle 🙂

Ce sera un Ray’s Day avec un petit décalage, forcément, dont la durée dépendra surtout des performances de la Poste.*

J’ai hâte de me lancer dans ce projet fort motivant (et un peu la pression, j’avoue). J’espère que vos nouvelles vous plairont, et surtout : joyeux Ray’s Day et bonne lecture à tous !

(Et pardon d’avance à tous ceux qui auront à décrypter mes pattes de mouche ! 🙂 )

Et vous, vous faites quoi pour le Ray’s Day ? ‎

*Rappelons que je suis un peu poissarde pour tout ce qui touche à la Poste. Cette expédition de cartes postales va aussi être un moyen de voir combien arriveront sur la cinquantaine que je me retrouverai à envoyer. J’espère que toutes celles que j’écrirai pour le Ray’s Day arriveront tout de même ! ‎

Le match d’écriture des Imaginales 2015 ou la méthodologie de l’urgence.

Imaginales 2015 : ma première visite de ce festival dont la réputation n’est plus à faire. J’ai passé trois jours absolument incroyables et j’aurais bien mille et mille retours à écrire… mais cela prendrait beaucoup de temps et j’ai un peu peur de me perdre.

Je préfère donc me concentrer sur le point qui m’avait convaincue de venir en premier lieu : le match d’écriture.

Un petit historique pour mieux comprendre : les 6, 7 et 8 mars derniers, la ville de Meyzieu accueillait le deuxième festival des Oniriques. Parmi les participants, le club Présences d’Esprits, qui organisait le vendredi après-midi un match d’écriture.

Intriguée par le concept, je m’étais inscrite, en équipe avec Rain et Vestrit. Notre nom d’équipe, choisi un peu sur le tas, représentait finalement bien nos racines NaNoLyonnaitesques, puisque nous étions les Torthéières.

Finalement, même si nous nous en étions bien tirés (Vestrit avait eu les faveurs du jury toutes catégories confondues avec Inspiration – cliquez sur le bon onglet pour lire – une nouvelle particulièrement déjantée, et j’étais de mon côté sortie favorite du public dans mon thème « Le dernier ordinateur » avec Un Bip au crépuscule, que je retravaillerai un jour…)

L’expérience a été ultra-enrichissante et le festival aussi, d’ailleurs : j’en suis ressortie avec une motivation nouvelle, plein de bonnes idées, et la promesse faite de me rendre aux Imaginales, deux mois et demi après, pour renouveler l’expérience du match d’écriture et retrouver des gens que j’avais rencontrés.

Chose promise, chose due : un airBnB, des covoiturages, et en route pour les Imaginales.

Premier exemple de la méthodologie de l’urgence : attends la dernière minute pour organiser ton voyage. Tu peux t’en tirer avec des choses à vraiment pas cher, si, si. Et puis comme ça tu peux négocier jusqu’au dernier moment « J’y vais, j’y vais pas, oui mais, non mais »… Bref. L’organisation spontanée, il n’y a que ça de vrai.

On en arrive donc aux Imaginales. Super festival, superbes rencontres, immenses coups de coeur (mentions spéciales à Marion et Magali de Griffe d’Encre, Sylvie Lainé, et Solenne Pourbaix et Poin-poin, et Raphaël « nom-à-coucher-dehors » Granier de Cassagnac), et le fameux match d’écriture.

Alors. Un match d’écriture, c’est quoi ?

1. Un exercice pour écrivains 100% masochistes
2. Des équipes de 3 personnes, 3 thèmes imbuvables tirés au sort, 1h30 pour rédiger un texte complet sur le thème, ni plus, ni moins.
3. La possibilité de prendre une contrainte de circonstance (temps/lieu) et une contrainte d’objet/personnage à inclure dans le texte, pour obtenir 15 mn de rédaction supplémentaire par contrainte.

Si vous voulez en savoir plus, Présences d’Esprits en a fait une description plus précise ici. Ca sonne bien, hein ?

En vrai, pour moi, c’est l’éclate. J’adore ça. Ce n’est un secret pour personne qui me connaît un tant soit peu : je bosse particulièrement bien sous la pression horaire. En fait, même, j’ai souvent besoin d’une contrainte horaire pour pondre un truc complet / de qualité. Souvent, je m’impose des contraintes.

Alors un cadre pareil, pour écrire, c’est le pied.

En mars dernier, je découvrais l’exercice. Pour rappel, voilà les thèmes et contraintes que mon équipe a tirés :

– « Le dernier ordinateur », avec pour contraintes « la nuit du solstice » et « une machine à désendoctriner »
– « Qui a appuyé sur le bouton rouge ? », avec pour contraintes « un parchemin intouchable » et « une métamorphose »
– « Principe de précaution anté-natal », avec pour contraintes « une prison sans porte » et « une bombe psychédélique » (non, vraiment : lisez le texte de Vestrit, Inspiration. Elle mérite une médaille pour s’en être sortie aussi habilement).

Le tout en 1h30, moins les obligatoires 8 minutes de réflexion « sans toucher le clavier », plus 30 minutes grâce aux contraintes.

Je me rappelle avoir beaucoup cafouillé, commencé à taper n’importe quoi comme ça venait, dans le désordre, avoir trouvé une idée pour la fin…

Je suis quelqu’un qui n’est pas très organisé dans son écriture. C’est valable pour tous les textes : je suis incapable d’écrire totalement au fil de la plume, de faire les choses chronologiquement. Souvent, les phrases s’imposent à moi, et je les écris. Souvent aussi, la fin débarque alors que je ne suis qu’à deux lignes du début, et je l’écris à la suite. J’exploite et sur-exploite la formidable possibilité qu’offrent les traitements de textes de couper, coller, comme si j’écrivais sur un tas de post-its que je passais mon temps à ré-organiser. Je suis de ceux qu’on appelle les jardiniers : je pose tout sur le papier, puis je taille dans le tas, je fais une bouture ici, je replante là, et j’organise mon texte au petit bonheur la chance, comme ça vient. Et une fois que j’ai un squelette de texte, je remplis les trous. (Bon des fois il y a des ratées, j’oublie de remplir et il manque des bouts de phrases ici ou là. Si vous avez l’habitude de me lire, vous avez sans doute eu l’occasion de le remarquer…)

Bref, en mars dernier, j’avais écrit tout ce qui me passait par la tête dans le désordre, beaucoup trainaillé, activement participé au vidage des assiettes de gâteaux sur la table, tweeté un peu, et fini par trouver une ligne directrice pour mon texte, un effet de style que je voulais utiliser, pour boucler tout juste à la fin des 2h, sans possibilité de relecture.

Ma méthode avait fonctionné : j’avais à la fin du match un texte qui tenait debout (j’ai pour habitude de relire mes passages avant de les remettre en ordre, donc il n’y avait que peu de fautes et trous), dont j’étais assez fière finalement, même s’il transpirait Asimov par tous les points à mon goût. Ma seule déception avait été de ne pas avoir pu relire, faute d’avoir pu gérer mon temps comme il fallait.

Ensuite, il y a eu les 24h de la nouvelle, où j’ai cette fois-ci affiné ma méthode d’écriture (tout en ne gérant absolument pas mon temps et en bouclant, comme d’habitude, au dernier moment, mais avec relecture tout de même), et dont les retours m’ont permis de réaliser que mon style commençait à fonctionner. Soulagement et impression d’avancer, petit à petit… Je commence à me dire que je vais retaper mes textes, commencer à répondre à des AT, et dans la folie, je me lance même dans la mare de CoCyclics. (Gasp !)

Maintenant, place au match d’écriture des Imaginales. Cette fois-ci, je connais l’exercice, je sais mieux comment je fonctionne, j’ai un peu plus confiance… Mais je connais aussi quelques-uns de mes adversaires. Entre certains contre qui j’avais déjà concouru en mars, les vainqueurs de l’an passé, et les professionnels (parmi lesquels des auteurs devant lesquels je me sens toute petite, petite, petite…), ne nous mentons pas : je n’en mène pas large.

En vrai, je me mets même une pression monstre. Mais le moment des thèmes tirés, la machine habituelle se met en place. Au fond, un match d’écriture, c’est un peu YOLO, non ? Et on est tous dans la même galère. Surtout avec les thèmes qu’on se tape.

Petit rappel :
– « J’ai avalé un trou ! »
– « Mon univers grandit de seconde en seconde… je crois ? »
– « La planète aux idées perdues »

Pas facile de se mettre d’accord sur quel thème choisir : ils sont tous aussi casse-gueule les uns que les autres. Finalement, une idée se pointe et je me lance dans le premier. Rain prend le deuxième, Vestrit le troisième, et comme nous sommes joueurs, nous sommes le seul groupe à choisir tous de piocher deux contraintes :
– pour moi, « à la mort de l’Empereur » et « une brume vengeresse »
– pour Rain, « l’action se déroule sur 5 ans » et « un caisson de dessication »
– pour Vestrit, « une télévision satanique » et « l’action se passe la nuit »

Le tout, en un total de 2h. Pendant les 8 minutes sans clavier, nous nous pitchons nos idées. La mienne est assez claire, j’imagine tout de suite le trou-dans-le-mur vivant (initialement réminiscences, je l’avoue, de longues parties de King’s Quest VI à râler après l’étrange animal, je finis par me l’approprier totalement), d’autant que j’avais oublié mon Poui au B&B et que j’avais donc fait le serment de l’intégrer à mon texte. Vestrit me prévient que mon univers est riche et peut-être un peu ambitieux, mais tant pis, je me lance dans la bataille avec la confiance typique de l’inconsciente.

J’effectue à nouveau mon travail de jardinier : écrire, laisser des trous, déplacer des paragraphes, poser la phrase de fin, relire des paragraphes, combler des trous, relire le début, relire la fin, écrire le milieu, déplacer encore des morceaux… Le texte est difficile à pondre et je ne suis pas satisfaite du plot. Pourtant, je suis contente de ma méthode, et du déroulement. J’ai l’impression que je n’ai pas fait trop d’incohérences temporelles, et que j’ai su gérer mon temps : en relisant partie par partie, en faisant attention à poser des limites, en prenant même le temps pour une ultime relecture du texte entier. Au final, mon récit est assez abouti et autant je n’en apprécie pas l’histoire, autant je suis vraiment fière de la manière dont j’ai su gérer son écriture. J’ai l’impression d’avoir pris le coup.

C’est la remarque que je fais à Rain à la fin. Il a l’habitude de me relire et a vu mon style évoluer ; il me rassure sur le fait que ça reste un texte écrit en deux heures. (Oui mais je suis, rappelons le, quelqu’un qui a tendance à pondre ses nouvelles d’une traite en rarement plus de deux heures, et qui a du mal à les retravailler après…)

Bref, j’en ressors avec un goût aigre-doux dans la bouche. Je fais relire mon texte à Rain, je relis le sien. Je suis surprise par la longueur et la qualité du développement de ce qu’il a fait étant donné les circonstances. Je sais bien que nous ne sommes sans doute pas à la hauteur, l’un comme l’autre nous avons ce sentiment d’avoir fait « quelque chose qui tient la route sans rien apporter de plus ».

Le week-end se passe, riche en temps forts et rencontres, je mets un peu tout ça de côté, même si j’en parle quand même beaucoup : un match d’écriture ce n’est jamais anodin ! J’en profite pour en reparler avec Sylvie Lainé, Mathieu Rivero et Jeanne-A Debats, à qui j’ai des choses à faire dédicacer, et qui sont tout à fait adorables.

Puis dimanche, 13h. Nous prenons place dans la jolie tente Magic Mirrors 2, toute l’équipe sur la même rangée. Personnellement, je ravale ma déception à l’avance. Je n’y crois pas/plus. Le texte que j’avais fait en mars était autrement plus sympa, et il n’avait pas eu les faveurs du jury ; alors pour le coup, je ne me laisse aucune chance.

Et finalement, premier coup : ma nouvelle sort favorite du public ex-aequo avec « Ma dernière bataille » dans sa catégorie. Mes deux comparses de galère ne seront pas appelés. Puis on annonce que les favoris du jury dans chaque catégorie sont les membres d’une même équipe. Et les Torthéières sont appelées sur scènes. Ca fouillasse dans le rang, on n’en revient pas. Tous favoris du jury, chacun dans notre catégorie, c’est dingue. On est face à des pros quand même. Même si les pros ont l’habitude de perdre face aux amateurs.

Montée sur scène, remise de diplômes, on est contents. Puis l’annonce de la meilleure nouvelle selon le jury… J’attends de voir qui va nous rejoindre sur scène. Un pro, sûrement. L’an passé, c’était Sylvie Lainé. Ca ne me surprendrait pas que ce soit encore elle. Et puis Mia, organisatrice du match, lance le titre. Moment de flottement. Je réalise avec un petit délai. Soyons honnêtes : mon titre, je l’ai donné à l’arrache, je n’en étais pas satisfaite, je l’ai oublié dès le moment où j’avais fini de l’écrire. Alors voilà : sur le moment, je l’ai un peu oublié, enfin, je ne l’ai pas remis tout de suite. C’est quand Mia finit sa phrase sur mon nom que ça tilte. Le moment de flottement ne dure pas trop longtemps.

Alors là, bonjour l’émotion. Dix ans que je tente de faire reconnaître un texte quelque part, dans les AT que je trouve, que je me mange des murs, et boum, là, alors que j’avais déposé les armes, je me retrouve, rouge comme une pivoine et les larmes au bord des yeux, devant quelques pros que j’admire, une bande d’amis mi-fiers mi-hilares (j’avais tellement descendu mon texte quand j’en parlais…), à bredouiller dans un micro avec un sourire crispé.

Ma première publication, putain. Le choc. La dernière fois que j’ai eu cette halte brutale, ce coup de froid puis très chaud, c’était quand j’avais appris que j’avais gagné un concours qui me permettait de rencontrer et d’interviewer Simone Simons. Sauf que cette fois-là c’était juste un tirage au sort. Alors qu’aux Imaginales, c’était mon texte, celui que j’avais produit, moi-même toute seule. Alors forcément mon syndrome de l’imposteur me pousse direct à dire « non mais le coup des trous-dans-le-mur, c’est pas vraiment de moi, c’est un peu inspiré de King’s Quest VI et du Poui », et que « non mais voilà c’était juste deux heures et j’ai eu de la chance en tirant mes contraintes, ça collait avec mon idée de base »… Mais là, je balance un coup de marteau entre les deux yeux de mon syndrome de l’imposteur parce que cette fois-ci, c’est grâce à moi-même, il y a sans doute un peu de chance là-dedans aussi, mais même, j’ai su « relier les points » (comme dit Amanda Palmer) et en faire une histoire cohérente, et ce en peu de temps, et en ne mangeant même pas tant de gâteaux qu’il y avait au centre de la table cette fois-ci.

Tout ça confirme ce dont je commençais à me douter (surtout vu ma production hasardeuse pour les 24h de la nouvelle) : la contrainte horaire et les contraintes de thème, sur un texte de ce genre, ça peut mener à quelque chose de pas mauvais, voire de franchement exploitable, et c’est probablement une méthodologie que je conserverai même lorsque j’écrirai seule.

Finalement, mes méthodes de jardinière que je trouvais peu conventionnelles fonctionnent peut-être. Finalement, je commence peut-être à me trouver mon chemin dans l’écriture. Et c’est tellement encourageant.

Toutefois, je garde la tête froide : si la méthodologie de l’urgence me permet de pondre des textes qui tiennent la route, ils n’en restent pas moins bons « pour le temps dans lequel ils ont été écrits ». Maintenant, la route est longue : il me faut apprendre à relire et corriger, organiser mes buissons de ronces en  jolies haies bien taillées, pour avoir enfin un texte abouti et présentable…

Mais j’ai enfin l’impression d’achèvement qui indique que ça y est, cette première étape est passée. En outre, après de longues conversations avec Rain (notamment dans le covoiturage), je me trouve maintenant un peu plus confiante même face à mes projets de romans. Alors, au fond… qui sait, peut-être qu’un jour ?…

Bref, ces premières Imaginales resteront sans doute inoubliables (et pas que pour le match, d’ailleurs), et une sorte de tournant dans mon développement en tant qu’auteur. Une chose est sure désormais : je prévois mon billet pour l’an prochain. Et je serai là au match pour défendre mon titre !

Merci à toute l’équipe des Torthéières, à tous les autres participants, et à Présences d’Esprits. Mine de rien, tout ça ne me donne que plus envie d’écrire et écrire encore. Et j’ai hâte de continuer à avancer.