#LiaEnScandinavie, interlude 2 : Le Ray’s Day, ou « un univers facile, étape par étape »

A la transition entre Suède et Finlande, je vous propose un deuxième petit interlude écriture, cette fois-ci consacré au Ray’s Day !
Comme je dois m’éloigner un peu de l’internet cette fin de semaine, j’étalerai donc cet interlude entre aujourd’hui et dimanche. Un Ray’s Day sur 5 jours, c’est pas si mal, non ?

Voilà comment ça va se passer :
Jour 1. Descriptif de la création du monde (ci-dessous)
Jour 2. « Des nouvelles de l’extérieur », première nouvelle longue
Jour 3. « Taillefeu », deuxième nouvelle longue
Jour 4. Première partie des 13 mini-nouvelles envoyées par cartes postales
Jour 5. Deuxième partie des 13 mini nouvelles envoyées par cartes postales

Vous êtes prêts ? C’est parti pour le jour 1, à savoir la genèse de tout ce joli bazar.

Tout d’abord, rappelez-vous : avant de partir, j’ai annoncé que je participerais au Ray’s Day et enverrais une carte postale avec une mini-nouvelle à quiconque me donnait son adresse.

La veille au soir, j’avais une petite dizaine de demandes. Rien d’insurmontable. J’ai commencé à en parler un peu avec Rain, chez qui j’ai squatté avant de prendre mon train par souci de proximité géographique.
Je ne sais plus comment nous en sommes venus à l’histoire de Nathaniel Taillefeu, explorateur poltron, mais l’idée me plaisait beaucoup et lui semblait plus que dubitatif. A ce moment-là, j’ai donc pris le pari de lui raconter l’histoire de Nathaniel Taillefeu en lui envoyant une carte postale à chaque étape où je pourrais (cinq en tout).
J’ai alors commencé à visualiser un explorateur spatial, d’une parce que Rain est très branché exploration spatiale, de deux parce que ça me faisait penser aux Chroniques Martiennes et que c’était très adapté à mon goût. C’est à partir de là que j’ai commencé à évaluer les possibilités de faire toutes mes nouvelles indépendantes les unes des autres, mais dans un même univers, avec une trame spatiale.
Bon, ça impliquait juste de créer un univers complet en moins de dix jours. Ca ne pouvait pas être si difficile, si ?

J’ai cogité la chose, puis me suis attelée à la tâche dès le premier voyage en train. En arrivant à Lille, j’avais déjà une bonne base : un début pour Nathaniel Taillefeu, qui, vu la chaleur ambiante, avait décidé qu’il n’aimait pas le soleil. J’ai brodé à partir de là.

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La première partie de Taillefeu (spoilers!), écrite donc dans le train entre Paris et Lille.

Ensuite, j’ai décidé qu’il allait se passer des trucs, donc j’ai écrit n’importe quoi en vrac. Je fais partie de ces gens qui « jardinent » quand ils écrivent : plein de texte, plein de texte, et après on élague et on fait des ponts entre les morceaux écrits à la base.
Du coup, ça a donné ça.

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Tout commencer, rien finir, ne garder que ce qui est intéressant.

LE truc intéressant, dans ces bouts de texte jetés au hasard, c’est une idée de tour qui deviendra centrale. A la base, j’ai eu l’image de quelqu’un qui regardait les planètes s’éloigner les unes des autres du haut d’une tour qui défiait les lois de la physique. Ensuite, j’ai cherché comment rendre ça plausible. J’ai eu la notion d’ « Ere astrale » dans la tête très rapidement, juste parce que ça sonnait bien.

A partir de là, j’ai fait un plan mettant en scène la Tour à différentes étapes de l’évolution de la vie sur Terre.

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Et ça a donné la page de droite (celle de gauche étant issue de l’étape précédente)

Déjà, j’avais une chronologie, des points de repères, et des événements de fond. Il ne me restait plus qu’à mettre des personnages et des situations plus précises qui découlaient de la trame générale.
Une Tour, elle se décide, elle se construit, elle s’inaugure, elle sert de phare, elle se détruit…

Et puis, dans l’avion, j’ai eu l’idée d’une misanthrope qui se serait fait construire un hôtel particulier dans les airs. « Des nouvelles de l’extérieur » était née. La nouvelle n’a pas pris longtemps à écrire : un vol Paris-Stockholm. C’est alors que je me suis dit que j’allais essayer de faire des personnages qui se recoupaient parfois. J’ai décidé de garder Mina.

Dans le train pour Falun, Nathaniel Taillefeu a ensuite continué son voyage sans que je sache trop bien ce que j’allais en faire ; à Falun, des cartes postales avec des gros tournesols dessus m’ont donné des idées : Iris s’est pointée très rapidement.

J’ai gardé tout ça en tête et en ai parlé régulièrement avec Hime, tout au long du voyage. Le simple fait d’en parler m’a aidée à établir des liens entre tous les personnages, même s’ils n’étaient clairement pas tous de la même époque. La Tour, les Souterrains, l’Exploration… Tout s’est mis en place petit à petit. Mais cela restait encore un peu dans ma tête.

 

Vous l’aurez compris en me lisant : j’ai passé beaucoup de temps à écrire. Enfin, « beaucoup »… c’était ma manière à moi de faire une pause, d’avoir quelque chose qui me permette de contraster un peu avec des quotidiens de « courir partout, en voir et faire le plus possible ». Un peu comme quand je prenais le temps de tweeter… J’étais installée à un endroit, et je me concentrais sur une seule tâche : soit la communication vers les proches et moins proches (Twitter), soit un temps pour me retrouver un peu moi (l’écriture). La plupart du temps, pendant que je faisais ça, Hime, elle, lisait. En Suède, j’ai surtout écrit des cartes postales aux amis, à la famille. J’ai seulement complété trois nouvelles : Catching the Transmission, au fil de la machine à écrire, Des nouvelles de l’extérieur, avec Mina, et Taillefeu, l’histoire de Nathaniel Taillefeu, donc. Tout le reste est resté dans ma tête.
En arrivant en Finlande, j’ai décidé de calmer un peu le rythme et me suis donc octroyé plus de temps pour écrire. C’est à ce moment là que j’ai pu compléter les cartes postales à mes amis/famille, et commencer à élaborer mes nouvelles de manière plus précise.

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(N’agrandissez pas si vous ne voulez pas de spoilers) Mon plan ressemblait donc à ça : une date d’une période, un nom de personnage, un événement plus ou moins lié à la Tour ou au changement de période. De quoi poser un petit univers, quoi…

Une fois ces bases enfin clairement posées, j’ai pu rédiger mes nouvelles. J’ai écrit un peu n’importe où : au bord de la mer, dans la salle commune de l’auberge de jeunesse, dans un café, sur une colline, dans mon lit avant de dormir… Chaque fois que j’avais besoin de me poser un quart d’heure, j’écrivais. Pour chaque nouvelle ou presque, j’ai d’abord écrit la phrase de début, puis la phrase de fin, et rempli le milieu ensuite. Sur des textes aussi courts, ça ne posait pas trop de problème.

Au final, j’ai donc pu compléter treize mini-nouvelles, parfois un peu similaires (pas facile de faire treize textes totalement différents en si peu de temps, surtout vu les contraintes de longueur et d’univers que je m’étais posées…) et deux nouvelles plus longues (dont une écrite comme un feuilleton en cinq épisodes) dans cet univers. Je ne sais pas si je m’en resservirai un jour, mais j’aime bien cette Tour, alors je la garde dans un coin.

Et je la prête à qui veut, bien sûr.

Voilà pour la Genèse de cette petite « saga de la Tour ». Une saga qui n’a donc rien de révolutionnaire dans le monde de la science-fiction, mais qui m’aura permis de renouer avec l’écriture « au fil de la plume » et de ponctuer un voyage qui m’en a déjà mis plein les yeux avec de quoi rêver d’autres horizons. Je crois que je recommencerai à écrire en voyage : en fait, ça fonctionne très, très bien pour moi.

Vous avez désormais accès à tous les textes. J’espère que vous aimerez lire les différents textes écrits autour de la Tour et rencontrer tous les personnages que je viens de mentionner !
Et si cela vous dit, vous pouvez aussi jeter un oeil aux autres participations au Ray’s Day !

Bonne lecture !

#LiaEnScandinavie, avant d’embarquer : Le Ray’s Day 2015

A l’aube pluvieuse de mon départ pour la Suède, il est l’heure de dépoussiérer un peu le blog pour un nouvel article.

 (Je ne poste résolument pas assez. J’aimerais promettre que je corrigerai ça, mais je n’y crois pas trop moi-même. Il faut croire que c’est un rythme qui me convient !)

 

 Tout d’abord, le Ray’s Day, qu’est-ce que c’est ?

J’opte pour la solution de facilité (ne m’en voulez pas, je décolle bientôt) en vous renvoyant vers la page du Ray’s Day pour en savoir plus ! ‎‎

‎Maintenant, pourquoi faire le Ray’s Day ?

Plein de raisons, pour moi. Déjà, ceux qui me connaissent d’un peu près savent que Ray Bradbury, j’aime d’amour sa philosophie d’écriture et ses oeuvres. Lui rendre hommage, c’est un must. (Pas pour rien non plus que j’ai sauté à pieds joints dans le Projet Bradbury, dont la page n’est toujours pas à jour d’ailleurs)

Et puis, le Ray’s Day, c’est aussi un événement culturel chouette qui colle bien à ma vision des choses : passion de la lecture, partage littéraire, célébration des mots…‎

Alors cette année, c’est décidé, je participe.
Problème logistique : le jour du Ray’s Day, je serai perdue en Suède, probablement à Stockholm sauf changement de plan, sans ordinateur et potentiellement sans accès Internet. Ça rendait une participation numérique assez complexe ; j’aurais pu programmer quelque chose à l’avance, mais au niveau timing, c’était délicat. (Et je n’étais pas à l’aise avec ça.)

J’ai donc cherché quelque chose de plus proche de mon mode de fonctionnement.

J’ai envisagé un premier temps d’envoyer un exemplaire de Fahrenheit 451 à toute personne qui ne l’a pas lu et manifesterait l’envie de le lire ce jour-là mais 1. logistiquement c’était encore plus compliqué qu’une nouvelle numérique et 2. de toute façon, c’est quelque chose que je fais déjà tout le reste de l’année, même si de manière moins étendue. Pas assez original ni en accord avec ma vision de l’événement : j’aurais partagé la prose de Bradbury, dont les textes ont été certes fondateurs pour moi, mais je n’aurais pas participé vraiment en tant qu’auteur.

Finalement, l’idée a frappé pendant que je faisais la liste mentale de tous ceux à qui je souhaitais envoyer une carte postale.

La carte postale, c’est le support idéal : elle restreint quand même son texte à un tout petit nombre de caractères, me forçant à tenter un exercice de style auquel je ne m’adonne pas assez souvent.

(J’avoue que la « semaine du drabble » de Rain qui lui a permis de pondre 11 textes en moins de 10 jours m’a un peu inspirée.)

Et puis une carte postale c’est chaleureux. C’est personnalisé. Je peux m’impliquer dedans, et c’est important pour moi. Ça fait partie du partage, après tout. Enfin, dans tous les cas, c’est ma philosophie.

 

Voilà donc ma proposition : tous ceux (on m’a posé la question donc je confirme : oui, tous sans limite de nombre) qui m’envoient leur adresse postale soit par DM sur Twitter, soit par MP sur Facebook, soit par e-mail à lia[point]mornelda[at]gmail[point]com recevront une carte postale sur laquelle j’aurai écrit une micro-nouvelle.

(Si vous me contactez par e-mail, précisez votre pseudo sur Facebook ou Twitter !)

 

Pour ceux frileux à l’idée de donner leur adresse postale (ce qui serait entendable), je propose de me donner une adresse e-mail et je tenterai des cartes postales numériques qui arriveront cependant en retard, étant donné que je ne suis pas sûre d’avoir du réseau le jour même.

Afin d’être certaine de pouvoir avoir le temps de récupérer toutes vos adresses, je vous laisse donc jusqu’au 17 août à 20h (dernier moment où je suis à peu près sûre de pouvoir trouver un wifi) pour m’envoyer vos adresses et recevoir une micro-nouvelle 🙂

Ce sera un Ray’s Day avec un petit décalage, forcément, dont la durée dépendra surtout des performances de la Poste.*

J’ai hâte de me lancer dans ce projet fort motivant (et un peu la pression, j’avoue). J’espère que vos nouvelles vous plairont, et surtout : joyeux Ray’s Day et bonne lecture à tous !

(Et pardon d’avance à tous ceux qui auront à décrypter mes pattes de mouche ! 🙂 )

Et vous, vous faites quoi pour le Ray’s Day ? ‎

*Rappelons que je suis un peu poissarde pour tout ce qui touche à la Poste. Cette expédition de cartes postales va aussi être un moyen de voir combien arriveront sur la cinquantaine que je me retrouverai à envoyer. J’espère que toutes celles que j’écrirai pour le Ray’s Day arriveront tout de même ! ‎